Le confinement mars avril 2020

CD2377FE-0428-4DDF-902D-1D1658DF9A28.jpg69426F0D-6B91-4E6B-B031-BCE80AEAAB57.jpgPeu de temps à réfléchir, je me confine là ou là? J’ai fait le bon choix puisque je suis là mais où. En tout cas j’y suis et bien. Mais jusqu’à quand, maintenant on le sait un peu car nous les vieux on a eu chaud, j’en étais même tout décoiffé quand le grand garçon a dit, suivant l’avis de la patronne de l’Europe, de nous laisser là où l’on est et pour bien longtemps. Ouf je respire mais jusqu’à quand? encore quelques années j’espère. Mais je dois me dépêcher, surtout que voilà un printemps de perdu. La première semaine je n’ai pas bien compris ce qui m’arrivait. Je n’osais pas sortir. Même les choses simples semblaient compliquées. Le service d’ordures ménagères fonctionne-t-il ?, oui et sans failles. Le courrier?, notre facteur motorisé à l’électricité passait souvent, bien plus tôt et sans courrier que l’on attendait d’ailleurs pas. Sage comme un ancien, craignant la faim, probablement un souvenir de la guerre et l’après j’avais fait mes stocks basiques de nourriture début Janvier en les complétant au fur et mesure des bruits de Corona. J’avais conseillé à mes proches de faire de même, on ne sait jamais, souvent moqué par un éclat de rire. Le même rictus que nos politiciens encore plus tard. Il m’a fallu une semaine pour remettre tout en ordre dans mon cerveau ramolli. J’ai repris mon entraînement comme j’ai pu en respectant la réglementation de cet état de guerre. Il faut vraiment être un poltron et paniquer pour nommer cette pandémie ainsi. Tout près de chez moi j’ai adopté le sentier du Mont Robon, une montée en partie escalier de 1100m AR avec un dénivelé de 80m que je faisais 4 fois au début puis cinq fois une semaine plus tard toujours en 1 heure. Je complétais dans le jardin entre les buissons et les escaliers. Chaque jour un peu plus jusqu’à mon record de 24km dans une même journée. Et là patatras les chevilles et autres calcaneum et jambier m’ont gentiment demandé de ralentir ce que j’ai fait mais un peu tard. Pendant ce temps le grand garçon nous a rajouté 1 mois de prison. Là j’en ai pris un coup sur la tête et commencé à cogiter toutes sortes de solutions parfois extrêmes. Il y a bien longtemps que j’avais compris qu’après un capitaine de pédalo nous avions un capitaine de tempête de ciel bleu comme disent les aviateurs. Et puis les jours se sont égrainés en même temps que les arbres se grainaient. Un printemps que je ne verrai pas, perdu à tout jamais. Sans oublier l’arrivée des marmottes, les faons de l’année, les rondes des mouflons, les coursettes des lièvres, les fleurs rouges et vertes des mélèzes. Et que dire de mes amis, ils m’attendent j’en suis sûr et moi aussi j’ai hâte de les revoir. Alors je respire un bon coup et déguste mon café en attendant...

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